Méthode de calcul

Salaire Brut Net

Tout salarié souhaite connaître à l’avance quel sera finalement le montant de la paye qui lui sera alloué. Cependant, si une estimation plus ou moins fiable est possible par chacun, il serait intéressant d’avoir la certitude de salaire brut net. Il est alors important de comprendre le processus qui sépare le salaire brut de son résultat final notamment à cause de la fiscalité et des charges qui lui sont associés.

Quel est le salaire brut que vous souhaitez convertir en net ?

Le salaire brut

Il correspond à l’intégralité des sommes versées au salarié pour l’exercice de ses fonctions, avant toutes taxations fiscales ou sociales obligatoires du côté de l’employé. Il prend en compte l’ensemble des heures effectivement travaillées en comptabilisant les arrêts maladies, les jours de congés ou encore les jours fériés de même que les heures supplémentaires.

Le montant de la contribution versée à chacun des employés est déterminée par l’employeur au moment de la signature du contrat, correspond à des grilles salariales précises ou à des barèmes qui sont les mêmes pour chaque personne ayant le même niveau de responsabilité.

Il est évalué et indiqué selon la valeur du travail qu’une personne peut fournir par heure pour un travail donné. Il peut donc varier d’une entreprise à l’autre selon l’estimation faite de ce rendement. Dans d’autres cas, il s’agit simplement d’une somme qui correspond à un classement par ancienneté, diplômes ou autres.

A la base, le revenu brut correspond bien au montant que l’entreprise concernée verse à chacun des employés. Celui-ci peut être accompagné de primes en fonction des résultats ou de la productivité de la personne concernée.

Les charges salariales

Un salaire de base est donc établi, auquel il faudra soustraire un certain nombre de charges dont doit s’acquitter tout travailleur. Ce sont le prélèvement de ces charges salariales qui font la différence entre salaire brut et salaire net.

Parmi celles-ci, on retrouve les prélèvements destinés à la sécurité sociale. Ceux-ci englobent un grand nombre de domaines pour lesquels une contribution mensuelle est exigée. En effet, sur chaque fiche de paye sont notifiées les retenues destinées à la maladie ainsi que celles destinées au veuvage ou à l’allocation vieillesse. Du côté des cotisations retraite, on retrouve le prélèvement correspondant avec précision sur la société de gestion des points de retraite pendant la durée du contrat.

Par la suite les taxes gouvernementales sont appliquées à savoir la CSG non déductible d’une part avec la CRDS, la RDS et d’autre part la CSG déductible. Cette dernière peut en effet être déduite en partie si elle a fait l’objet d’un premier impôt sur des revenus patrimoniaux ou des revenus de placement.

Le taux de la CRDS ou contribution au remboursement de la dette sociale est de 0,5 % du salaire. De son côté, la CSG ou contribution sociale s’élève à 7,50 %. La RDS vient compléter les impôts avec un taux de 0,5 %. Les cotisations obligatoires de sécurité sociale sont de 0,75 % pour la maladie, de 6,75 % pour les différents prélèvements vieillesse. Viennent s’ajouter une retenue de 2,40 % au titre de l’assurance chômage ainsi que 3 % pour l’assurance retraite ARRCO et 1,70 % pour les deux tranches AGFF qui correspondent également à la retraite.

Pour les cadres, le nombre et les destinataires des cotisations sont différentes. Si la CSG, CRDS et RDS, les prélèvements de sécurité sociale et l’assurance chômage restent inchangés, le domaine des retraites évolue. En effet, 3% correspondent à la tranche A de la retraite ARRCO alors que la tranche B ne s’applique pas aux salaires inférieurs à 3 031 euros. A ceux-ci s’ajoutent le CET, soit le compte épargne temps pour 0,13 % et l’APEC correspondant à 0,024 %.

Le salaire net

Le montant à payer indiqué sur le bulletin de paye correspond donc au salaire net. Celui-ci est nettement moins élevé que le salaire brut puisqu’il a été délesté de toutes les charges sociales précitées. Il est donc appelé net car il a été soumis comme le veut la réglementation à l’ensemble des retenues prévues par la loi.

La France utilise un système social par répartition où les cotisations des actifs viennent constituer les moyens nécessaires pour pallier aux besoins d’une population. C’est ainsi que le système de retraites est assuré par exemple. Cependant, l’augmentation croissante du nombre de personnes retraitées laisse à penser que le montant de ces retenues pourrait augmenter dans le futur.

On constate une différence entre le salaire net et le salaire net imposable car celui-ci n’est pas soumis mensuellement aux diverses impositions dont celles sur le revenu au contraire d’autres pays européens comme l’Allemagne par exemple.

La formule de calcul salaire brut net

Pour obtenir le salaire net, il faut effectuer une opération sur le salaire brut. En effet, on estime que celles-ci varient entre 20 à 23 % en fonction du secteur d’activité, du statut de la personne dans l’entreprise et de son revenu habituel. Retrancher ces pourcentages du salaire brut permet d’obtenir un salaire net approximatif.

On peut néanmoins affiner ce résultat si on prend en compte le détail des charges salariales détaillées précédemment. Il apparaît donc que pour tout salaire inférieur à 3 031 euros d’une personne non cadre, le total des charges salariales s’élève à 22,20 %. De même, pour toute personne cadre dans la même catégorie de salaire, ce pourcentage s’élève à 23,25%.

Afin de connaître avec précision le montant du salaire net que l’on va percevoir à partir du salaire brut, il suffit donc de retrancher ce taux du salaire brut. Cette opération est très rapide et permet donc de connaitre cette donnée avec exactitude. Une fois ce mode de calcul connu, il est alors très simple de faire l’opération dès lors que la catégorie de salaire se situe entre 0 et 3 031 euros.

Pour les salaires supérieurs, il est très difficile d’arrêter un pourcentage fixe car les prélèvements de retraites augmentent proportionnellement au salaire autant chez les cadres que chez les autres salariés. Il s’agit alors d’un mode de calcul individuel et non collectif, qu’il faut nécessairement personnaliser, afin de parvenir à connaître le réel salaire net.